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Brian Townsend revient sur les frustrations que provoquent les grosses variations

Publié le 5 février 2010

COURBESAlors qu’il affiche de grosses pertes en Pot Limit Omaha et des gains honorables en Stud au cours ces deux derniers mois, le joueur professionnel de chez Full Tilt, Brian Townsend, relatait dans le blog qu’il tient sur Cardrunners.com toute la frustration que peuvent engendrer les grosses variations de résultats.

Au moment de faire l’analyse ses résultats, l’instructeur de Cardrunners.com notait que selon son tracker, il aurait théoriquement dû empocher près de 440.000 dollars sur une période où il a joué un peu plus de 36.000 mains

Mais voilà, de la théorie à la pratique, les choses ne se sont pas passées comme prévues et l’américain affiche près de 2,75 millions de dollars de pertes en Pot Limit Omaha.

Alors qu’il n’est généralement pas trop affecté par ce genre de mésaventures, Brian Townsend avoue que ces pertes l’ont quelque peu perturbé et qu’il a même cogité sur le sujet pendant quelques heures.

Plutôt que de broyer du noir, il en est arrivé à la conclusion qu’il ne valait mieux pas se faire une montagne de cette situation, car de telles variations ne peuvent pas se contrôler.

Ce moment de réflexion lui a permis de mieux se sentir et de repartir en croisade pour jouer, il y a quelques jours, une nouvelle session de PLO, la variante dans laquelle il pense le mieux s’exprimer.

Résultat, après 205 mains il a perdu…près de 500.000 $, de quoi raviver sa frustration.

Paradoxalement, c’est en Stud, une variante qu’il a seulement apprise en Août dernier et qu’il considère d’ailleurs comme son talon d’Achille, que notre ami affiche un taux assez intéressant.

En effet, au cours des 17.240 mains, qu’il a jouées en Stud dans toute son existence, Brian Townsend a effectivement pu amasser un peu moins de 98.000 $.

Pour résumer la situation, Brian Townsend expliquait que ce sont ces grandes variations qui font toute la beauté du poker, un jeu qui aurait beaucoup moins de charme si de telles péripéties ne se produisaient pas.

Comme l’explique le joueur américain, il faut beaucoup de temps pour apprendre à maîtriser le poker. Le facteur chance a aussi son mot à dire, ainsi certains joueurs présumés faibles peuvent avoir de la réussite et battre de joueurs plus accomplis.

Sans cette chance, l’existence de Brian Townsend serait totalement différente et bien morose, alors quelles que soient les limites auxquelles vous jouez, ne sombrez pas dans la déprime en cas de bad beat prolongés ou dans le triomphalisme si la réussite vous sourit, car la roue peut très vite tourner.

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